Mois de l'histoire des Noirs - Rencontrez les membres de notre communauté

Publié le mercredi 27 janvier 2021

Christian Yawo K. Alou

Christian Yawo K. Alou, candidat au doctorat

Mentor/Conseiller en rédaction au Centre d’aide à la rédaction des travaux universitaires (CARTU) de l'Université d'Ottawa

Quel est votre lien avec la Section de common law de l’Université d’Ottawa? 

Plus qu’un programme d’études, la section Common Law est pour moi une famille de passionné.es de la recherche scientifique dont la critique constructive constitue un leitmotiv. Les professeurs, les chargés de cours, ainsi que le soutien inestimable d’un personnel administratif et technique s’inscrivent dans une approche interdisciplinaire, inclusive de nos différences qui non loin d’être un obstacle, constituent une richesse. J’y trouve un cadre d’apprentissage résolu à dire non à l’injustice et à l’oppression des plus faibles, en utilisant les instruments juridiques comme des armes au service de la promotion de l’égalité sous toutes ses formes.

Pouvez-vous nous raconter un peu votre parcours avant d’arriver à uOttawa?

J’ai une vie avant le Canada et une vie après le Canada. Je me souviens de la définition de l’histoire à mon premier cours d’histoire quand j’étais au Togo. Mes camarades de classe et moi avons appris que l’histoire est l’étude des évènements passés. L’esclavage, la colonisation, l’apartheid étaient du passé donc l’intérêt du cours d’histoire était purement théorique pour la culture générale. Les enseignants ont manqué de nous dire que les conséquences de ces temps difficiles sont toujours présentes et tangibles pour les personnes racisées. J’ai été figé la première fois que j’ai été victime d’agression raciste à Québec. C’était comme un cauchemar les yeux ouverts. C’est un ressenti que je ne souhaite à personne surtout pas aux plus jeunes qui cherchent encore qui ils sont parce que ce genre d’expérience peut avoir un sérieux impact, selon les personnalités, sur la santé mentale et l’équilibre d’une vie. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai été victime de profilage et de propos raciste au Canada. 

J’ai grandi avec des valeurs d’égalité, de justice, d’équité, de solidarité, de respect, d’inclusion et de dignité humaine sans distinction aucune. Je ne dis pas que je suis parfait, loin de là mais je fais de mon mieux pour être une bonne personne et aider la société dans les limites de mes possibilités.  J’ai eu la chance de faire ma maitrise en droit à l’université Laval avant d’arriver à Ottawa pour mon PhD. Contrairement à beaucoup qui n’ont que des émotions à raison mais préjudiciable pour se défendre face au profilage, j’ai les tribunaux. Je suis plutôt du genre optimiste parce que je suis profondément convaincu que les différences sont une richesse et non un frein pour optimiser le développement à tous les niveaux au Canada. Il est beau le Canada, il est beau Québec, ensemble avec les alliés nous pouvons bouger des montagnes.

Qui ou qu’est-ce qui vous a le plus marqué positivement pendant vos études à la Section de common law de l’Université d’Ottawa (professeur, événement, etc.)? 

J’ai la chance et l’honneur d’inscrire mes recherches doctorales sous la supervision du professeur Pacifique Manirakiza, des professeurs Joao Velloso et Jabeur Fathally dont les expertises en droit international des droits de la personne, en criminologie, et en droit comparé pour ne citer que ces domaines ont de quoi faire des jaloux. Un collège d’experts qui m’aide à conduire efficacement mes recherches doctorales.

Par ailleurs, j’observe un leadership inclusif et engagé au sein de la section au travers des différents centres de recherches et le regroupement des étudiant.es et diplômé.es avec des professeurs sur des mêmes comités, à l’instar de celui sur la santé mentale et le bien-être ou le comité d’action de lutte contre le racisme et les discriminations et bien d’autres. Il y a réellement la volonté d’aller de l’avant avec des sujets aussi complexes, mais je partage l’optimisme avec beaucoup d’autres à plus d’actions concrètes en faveur de l’égalité et plus de représentation des personnes noires comme professeures et dans l’administration de la section et en général au Canada. Ceci passe essentiellement par un cours obligatoire sur l’histoire des personnes noires et le droit dans les programmes d’enseignement à l’instar d’un cours qui enseigne le respect et l’égalité du genre ou du non genré, de la femme dans sa dignité afin d’en finir une fois pour de bon avec les violences conjugales et les violences sexuelles comme des armes de guerre. En un mot le respect de l’être humain du simple fait que c’est un humain ni moins ni plus.

Que signifie pour vous le Mois de l’histoire des Noirs? 

Pour moi, l’histoire du mois des noirs est une période particulière d’union, de prise de conscience de la réalité des noirs, de bilan et de perspectives avenirs. C’est d’abord une histoire paisible, de gloire avec l’Afrique comme le berceau de l’humanité et des grands empires. C’est l’histoire des grandes inventions culturelles, économiques, politiques…etc. C’est donc une grave erreur de résumer de façon exclusive l’histoire des mois des noirs aux souffrances subies et aux indignations. Cela étant dit, c’est aussi et surtout un moment de prise de conscience historique du chemin douloureux parcouru par les personnes noires depuis l’esclavage, la colonisation, en passant par l’apartheid de droit en Afrique du Sud ou de fait un peu partout sur le continent ou plus connue sous le terme de ségrégation aux États-Unis avec les tristement célèbres Jim Crow Laws jusqu’au mouvement Black Lives Matter.

Cette conscience historique, dont les conséquences sont cours, révèle que les stéréotypes dont sont victimes les personnes noires, la disproportion des violences policières, les programmes de surveillances des personnes racisées, les discriminations relatives à l’accès à une éducation de qualité, à l’emploi, au logement ou au crédit ne sont pas des nouveautés factuelles. La nouveauté heureuse, c’est de constater que les alliés sont de plus en plus nombreux au niveau du grand public faisant du racisme un problème de société qui concerne tout aussi les personnes blanches privilégiées par le système. Cette voie qui m’est offerte en est un exemple palpable de la prise de conscience collective d’une injustice systémique qui n’a que trop duré et qui n’a plus sa place nulle part.

Vous savez, c’est incroyable que certaines personnes physiques comme morales continuent de nier l’existence du racisme et des discriminations systémiques au Canada malgré tous les rapports (Armony, 2019; Office de consultation publique de Montréal, 2020; …etc) et les études qui foisonnent dans la littérature ( les Commissions des droits de la personne et de la jeunesse du Québec, de l’Ontario…). Il est essentiel d’affirmer que nous ne pouvons pas évoluer sur cette pandémie raciale en refusant d’accepter le diagnostic. Reconnaître le racisme systémique est le début de la guérison. Nous ne devons pas avoir peur de reconnaître la dimension systémique du racisme. Dire qu’il y a du racisme systémique ou structurel (terme plus utilisé en France) ne veut pas dire que toutes les personnes blanches sont racistes, mais tout simplement que les lois et les mécanismes qui sont censés garantir l’égalité de tous et la lutte contre les discriminations comportent paradoxalement des biais qui perpétuent les inégalités et empêchent les victimes d’accéder à la justice.

Dans le cas spécifique du profilage racial normalisé auquel se livre le policier, c’est la conséquence d’une trop grande marge de manœuvre de ces derniers dans leur droit de contrôle, d’interpellation ou d’arrestation. Et en cas de bavures, il est très difficile de tenir les fautifs responsables au point de penser à des poursuites voir des arrestations parce que la justice les protège à tort en provoquant chez les victimes une seconde victimisation. La justice se décrédibilise et durcit sans le vouloir la crise de confiance pour fondamentale entre la justice et les justiciables par la coopération dans le cadre des enquêtes.

À côté de la négation, l’ignorance et/ou la minimisation du caractère systémique des différences des traitements basés sur la race ou le statut social ou le genre ou la religion sont d’autres formes de manifestations du racisme souvent très subtiles comme les micro-agressions. Mais honnêtement, comment doit-on qualifier le fait de subir en permanence et parfois dans une même journée de 24h plusieurs micro-agressions ?

Quel message aimeriez-vous partager avec l’ensemble de la communauté de common law de l’Université d’Ottawa? 

Mon message final est simple. À toutes les personnes racisées qui ont eu l’expérience douloureuse du rejet et de l’indignation, soyez résilients et continuez de partager l’amour autour de vous parce que vous menez le bon combat, celui de l’équité et de la justice avec un grand « J ».

L’histoire du mois des noirs c’est surtout l’abolition de l’esclavage de droit qui a autorisé l’exploitation de l’Homme par l’Homme. C’est la victoire du vivre ensemble sur le ségrégationnisme et de la décolonisation des idées faussement reçues, la décolonisation de l’éducation.

Prenez soin de votre santé mentale, ne disjonctez pas. Continuons de nous éduquer afin que notre contribution à la connaissance, à la science et au respect de nos différences dans un vivre ensemble respectueux comme valeur de vie ne soit jamais remise en cause.

Aux alliés, vous avez toute votre place à nos côtés dans cette lutte pour l’égalité et la justice.


Esther Ekong

Esther Ekong, Candidate au doctorat 

Quel est votre lien avec la Section de common law de l’Université d’Ottawa? 

Je suis étudiante de troisième année au doctorat en droit à la Faculté de droit, à la Section de common law. 

Qui ou qu’est-ce qui vous a le plus marquée positivement pendant vos études à la Section de common law de l’Université d’Ottawa (professeur, événement, etc.)? 

Le professeur Chidi Oguamanam 

Que signifie pour vous le Mois de l’histoire des Noirs? 

Il me permet de me souvenir des progrès des Noirs depuis l’époque de l’esclavage. 

Alors que je vois les contributions remarquables des Noirs pour l’avancement de l’humanité, célébrées partout dans le monde, je suis encore plus déterminée à faire ma propre marque sur le monde.   

Quel message aimeriez-vous partager avec l’ensemble de la communauté de common law de l’Université d’Ottawa? 

Merci pour tout ce que vous faites (et continuerez à faire) pour rendre la communauté de la Section de common law de l’Université d’Ottawa véritablement inclusive. Une politique à la fois, nous parviendrons à une position de véritable équité au sein de cette communauté. 


Danardo S. Jones

Danardo S. Jones, J.D. 2012, Candidat au doctorat

Professeur adjoint, Faculté de droit de l’Université de Windsor

Quelle est votre affiliation avec la Section de common law de l’Université d’Ottawa?

J’ai obtenu mon diplôme en droit de la Faculté de common law (anglais)

Qui ou qu’est-ce qui vous a le plus marqué positivement pendant vos études à la Section de common law de l’Université d’Ottawa (prof, événement, etc.)?

Mes professeurs et professeures, en particulier la professeure Elizabeth Sheehy

Que signifie pour vous le Mois de l’histoire des Noirs?

La réflexion sur soi

Quel est le message que vous aimeriez partager avec l’ensemble de la communauté de common law de l’Université d’Ottawa?

Mettez à profit votre formation juridique pour un monde meilleur!


Christien Levien

Christien Levien, J.D. 2014, Toronto, avocat et technologue

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué positivement ou qui est-ce qui a eu la plus grande influence positive sur vous pendant vos études à la Section de common law de l’Université d’Ottawa ?
Grâce son engagement en faveur de la diversité, la Section de common law de l’Université d’Ottawa a su créer un environnement accueillant où les idées novatrices peuvent trouver écho. En tant que diplômé, j'ai pu connaître le succès personnel tout en continuant à servir ma communauté.

Article du Toronto Star (en anglais) - Lawyer-in-your-pocket app helps during police carding


 

Pacifique Manirakiza

 

Pacifique Manirakiza, Ph. D., Professeur de droit

Qui ou qu’est-ce qui vous a le plus marqué positivement pendant vos études à la Section de common law de l’Université d’Ottawa (prof., événement, etc.)?

Ma mentore, la regrettée professeure Nicole LaViolette, qui était très sensible aux questions d’équité et qui avait conscience du racisme systémique dans notre société. Récemment, je dois avouer que la façon dont le président Jacques Frémont a géré la crise pressentie autour de l’utilisation du mot « N » dans une salle de classe, en restant fidèle à ses convictions malgré les critiques sévères et parfois injustes venant de toutes parts, tant au sein qu’en dehors des murs de l’Université, y compris de certains politiciens, a fait naître un sentiment d’encouragement et de confiance chez les membres des groupes minoritaires et d’autres groupes en quête d’équité. Cela m’a donné le sentiment qu’il y avait là un capitaine de bateau sur qui nous pouvions compter tout au long du périple dans lequel nous avons tous été entraînés.

Que signifie pour vous le Mois de l’histoire des Noirs?

Célébré presque partout dans le monde, le Mois de l’histoire des Noirs est l’occasion de reconnaitre l’héritage, mais aussi la contribution des Noirs du monde entier. Il nous rappelle ce que les Noirs, ici et ailleurs dans le monde, ont vécu, le genre de batailles qu’ils et elles ont menées pour leur dignité. Il nous rappelle aussi leur contribution inestimable aux valeurs fondatrices des sociétés dans lesquelles ils vivent. Le Mois de l’histoire des Noirs n’a rien à voir avec le ressentiment. Il renvoie à l’importance de reconnaitre et de respecter la dignité de tout un chacun, ainsi qu’à la nécessité de faire preuve de détermination, de résilience et de leadership en vue de créer des sociétés meilleures, plus égalitaires et plus justes. Le Mois de l’histoire des Noirs est donc un rappel constant pour nous tous de la nécessité d’un changement social au sein de la société canadienne qui doit tenir compte de sa diversité, pour ne pas reproduire les erreurs du passé qui conduisent aux injustices dont sont victimes les Noirs au Canada.

Quel message aimeriez-vous partager avec l’ensemble de la communauté de common law de l’Université d’Ottawa?

J’invite mes collègues et l’ensemble de la communauté de common law à se joindre à nous lors des célébrations et à en apprendre davantage sur la contribution, les défis et les aspirations des Noirs du Canada. Je suis très fier d’être membre de cette communauté sensible aux questions liées à l’égalité et qui est plus solidaire et ouverte sur le monde que ce que les gens peuvent penser.


Faye McWatt

Avec l'aimable autorisation de l'Honorable Faye McWatt

L'Honorable Faye McWatt, LL.B. 1984, actuellement juge en chef adjointe de la Cour supérieure de l’Ontario, à Toronto

Qu’est-ce qui vous a le plus marquée positivement ou qui est-ce qui a eu la plus grande influence positive sur vous pendant vos études à la Section de common law de l’Université d’Ottawa ?

Qu’est-ce qui…? – La température en hiver, en rentrant de cours le soir, m’a laissée un peu perplexe. Je me disais qu’Ottawa devait être la ville la plus appropriée pour être la capitale… sinon les habitants auraient plié bagage et seraient partis lorsqu’il était possible de quitter la région après le premier hiver. J’ai entendu dire que la température s’est adoucie là-bas. Mis à part cela, j’aimais la ville et j’ai envisagé d’y rester après mes études en droit;

Quel message aimeriez-vous partager avec l’ensemble de la communauté de common law de l’Université d’Ottawa?

Vous êtes dans la meilleure ville pour entreprendre des études en droit. La faculté de droit qui vous a accueillis aspire à de hauts standards et ses diplômé(e)s connaissent le succès. Le caractère bilingue de la faculté et de la ville vous ouvrira de nouveaux horizons et vous permettra d’apprécier la culture du Canada.

Annonce de la nouvelle juge en chef adjointe par le premier ministre, Justin Trudeau

Pour en apprendre plus à propos de l'Honorable Faye McWatt


Bahati Mujinya

Bahati Mujinya, LL.M. 2018
Actuellement, je suis étudiant aux études supérieures en droit, candidat au Ph. D. et vis à Ottawa, Canada.  J'ai effectué plusieurs assistanats de recherche à uOCommon Law.
 

Ma rencontre avec uOCommon Law est une histoire de grandes découvertes et qui a fini par faire naître une passion. Juriste venu d'un pays à tradition civiliste - la République démocratique du Congo -, j'ai été marqué et séduit dès l’entame de mes études par l'approche employée par mes professeurs de méthodologie et théorie du droit. Depuis lors, ma compréhension des règles d'organisation de la société en a été fondamentalement impactée.  

Le mois de l'histoire des noirs rappelle et interpelle que l’humanité est une valeur suprême, fondamentale et sacrée dans laquelle toute vie trouve essence et sens ; que nul humain ne saurait dénier cette partie d’humanité qui se trouve en lui.
L’humanité n’a pas de race ni de nationalité ; nous sommes tous humains, nous sommes tous de ce monde, nous sommes tous égaux ; préservons tous l'humanité. 


Nestor Nkurunziza

Nestor Nkurunziza, Candidat au Ph. D. en droit, Section de la Common Law en français, Université d’Ottawa.
En raison de mes intérêts de recherche et de mon parcours professionnel, je suis également membre du Centre de Recherche et d’Enseignement sur les Droits de la Personne (CREDP) de l’Université d’Ottawa.

Qui ou qu’est-ce qui vous a le plus marqué positivement pendant vos études à la Section de common law de l’Université d’Ottawa (prof, événement, etc.)?
Lors de ma première inscription, j’avais identifié l’Université d’Ottawa comme étant la seule en Ontario (à ma connaissance) à offrir des incitatifs en faveur du recrutement des étudiants d’expression francophone (minorités de langue officielle) afin de promouvoir l’inclusion et la représentativité des étudiants issus des communautés minoritaires au sein de sa population étudiante. En ce qui me concerne en particulier, c’est mon affiliation au Centre des droits de la personne et ma participation aux activités du centre qui me permettent d’apprécier et de vivre l’expression de la diversité.

Quel message aimeriez-vous partager avec l’ensemble de la communauté de common law de l’Université d’Ottawa?
En réaction aux incidents récents et dans le but de tenter de remédier aux divers obstacles à l’accès des candidats issus des communautés noires à l’emploi dans les milieux académiques, un certain nombre d’établissements postsecondaires canadiens sont finalement en train de lancer des programmes spécifiquement destinés au recrutement des noirs à des postes académiques, à partir de l’année 2021. Il semble néanmoins que des initiatives concrètes de cette nature se font encore attendre de la part des écoles et des facultés de droit canadiennes.


Chidi Oguamanam

Photo: Peter Thornton

Chidi Oguamanam, LL.B. (Ife), B.L. LL.M. (Lagos), LL.M., Ph. D. (Colombie-Britannique). 

 Quelle est votre affectation à la Section de common law de l’Université d’Ottawa ? 

Professeur titulaire 

Que signifie pour vous le Mois de l'histoire des Noirs ? 

Construire et célébrer notre héritage alliant résilience, survie et progrès, puis concrétiser les promesses de liberté et de justice, reconquérir notre humanité    

Quel message aimeriez-vous partager avec l'ensemble de la communauté de common law de l’Université d’Ottawa? 

Il y a encore beaucoup de travail à faire ... nous devons chaque jour nous efforcer de progresser avec détermination, en étant toujours conscients des obstacles qui se dressent devant nous 

Pour en apprendre plus à propos de Chidi Oguamanam 


Samantha Peters

Photo : Charu Sharma

Samantha Peters, B.A. (avec mention) 2009, M.A. 10, J.D. 16 ; Toronto, Ontario

Quelle est votre affiliation à l'UO Common Law ?

Je suis la toute première mentore juridique noire en résidence

Pour en apprendre plus à propos de Samantha Peters


D'antal Sampson

D’antal Sampson — Étudiant, J.D. cohorte de 2022, Baccalauréat ès arts (avec distinction), sociologie 

Quel est votre lien avec la Section de common law de l’Université d’Ottawa?

Étudiant en common law à l’Université d’Ottawa. Je suis actuellement le vice-président des événements du chapitre « Elephant in the Room » de l’Université d’Ottawa. Je suis aussi le représentant 2L anglophone de l’Association étudiante en droit et en technologie. 

Qui ou qu’est-ce qui vous a le plus marqué positivement pendant vos études à la Section de common law de l’Université d’Ottawa (professeur, événement, etc.)?

Jusqu’à présent, « Elephant in the Room » est le point culminant de mon passage à l’Université d’Ottawa. J’ai eu le plaisir de rencontrer des personnes extraordinaires et passionnées par la défense de la santé mentale. La communauté est incroyable et son influence positive sur le bien-être des étudiants est inestimable. C’est un très grand honneur de bénéficier de la chance de collaborer avec un groupe de personnes aussi merveilleuses.

Quel message aimeriez-vous partager avec l’ensemble de la communauté de common law de l’Université d’Ottawa?

Félicitations pour être passés au travers d’un premier semestre aussi difficile. Rappelez-vous d’être indulgents envers vous-mêmes, d’autant plus qu’il s’agit d’une époque sans précédent. Pour tous ceux qui sont épuisés, sachez que vous n’êtes pas seuls. À tout le corps étudiant de la Section de common law de l’Université d’Ottawa, et surtout à mes collègues étudiants de couleur, n’hésitez pas à utiliser toutes les ressources à votre disposition. N’hésitez pas à établir un contact si vous avez besoin de quoi que ce soit.


Nicole Singh

Nicole Singh

B.A. (avec distinction), J.D. 2013, Toronto, Fasken Martineau DuMoulin s.r.l.

Qui ou qu’est-ce qui vous a le plus marquée positivement pendant vos études à la Section de common law de l’Université d’Ottawa (prof., événement, etc.)?

Le professeur Stephen Blair. J’ai toujours admiré sa passion pour l’enseignement et son dévouement envers ses étudiants et étudiantes, puis j’aimais son sens de l’humour. Je me souviendrai toujours du cours de droit contractuel qu’il donnait et que j’ai suivi durant ma première année, car son enseignement a contribué à me faire aimer le droit.

Que signifie pour vous le Mois de l’histoire des Noirs?

Pour moi, le Mois de l’histoire des Noirs signifie de réfléchir à l’histoire et à la résilience des Noirs du monde entier, de célébrer nos nombreuses réalisations et de réfléchir à la manière dont je peux aider ceux et celles qui me soutiennent.


Patrick Twagirayezu

Patrick Twagirayezu, J.D. 2019 (avec grande distinction), Avocat, Emond Harnden s.r.l.

J’étais étudiant au programme conjoint en science politique et J.D. (droit commun français)

Patrick est entièrement bilingue et travaille avec des clients des secteurs privé, public, et parapublic dans tous les domaines du droit du travail et de l’emploi. Il aide les employeurs à résoudre une vaste gamme de questions relatives au milieu de travail. De plus, il travaille aussi dans les domaines relatifs au droit scolaire, aux contentieux des affaires civiles, au droit à la vie privée, aux droits de la personne, au droit administratif et à la gouvernance d’entreprise.

Quelle est votre affiliation avec la Section de common law de l’Université d’Ottawa?

J’ai obtenu mon diplôme en droit au terme du programme de common law français (programme conjoint en science politique et J.D.) à l’Université d’Ottawa. Pendant mes études en droit, j’étais assistant à l’enseignement et assistant de recherche. J’étais aussi très impliqué dans la communauté de la Faculté, ayant été cofondateur du journal étudiant, membre de l’exécutif de plusieurs groupes étudiants, dont notamment l’Association étudiante de common law, la Société étudiante en droit de l’emploi et du travail et en tant qu’étudiant mentor.

Qui ou qu’est-ce qui vous a le plus marqué positivement pendant vos études à la Section de common law de l’Université d’Ottawa (prof, événement, etc.)?

Ce sont mes professeurs et professeures qui ont exercé l’influence la plus positive sur moi lorsque j’étais étudiant à la Faculté de droit. Je pense en particulier à des professeurs comme Denis Boivin, Pacifique Manirakiza, Yves Lebouthillier, Anne Levesque, Suzanne Bouclin, Peter Oliver, et d’autres encore. Je pourrais bien continuer à en citer. Ils étaient toujours si généreux de leur temps et disposés à discuter de questions qui allaient au-delà du cursus universitaire. Ils m’ont donné des conseils de vie, m’ont mis au défi de considérer certaines choses sous différents angles et m’ont donné la certitude que j’avais les outils nécessaires pour passer du statut d’étudiant en droit à celui d’avocat en exercice.

J’ajouterais également que les nombreux amis que je me suis faits au cours de mes études ont eu un impact majeur sur moi. En tant qu’étudiant(e) de l’Université d’Ottawa, vous rencontrez des collègues de classe d’horizons si différents que ces interactions vous amènent inévitablement à grandir en tant que personne.

Que signifie pour vous le Mois de l’histoire des Noirs?

Pour moi, la signification du Mois de l’histoire des Noirs se reflète chez l’un des citoyens les plus importants du Canada, Lincoln Alexander. Comme beaucoup le savent peut-être, il a été élu comme premier député noir au Parlement et il a été le premier membre du Cabinet fédéral noir. J’ai eu la chance d’écrire à son sujet l’année dernière pour CBC News et j’ai exprimé que ce qui faisait de lui un si grand Canadien était sa compréhension du fait que l’engagement civique d’excellence ne consiste pas à prononcer de vains éloges en faisant abstraction des enjeux problématiques, mais se traduit plutôt en un exercice continu pour essayer d’améliorer notre pays en reconnaissant ses failles. Pour moi, le Mois de l’histoire des Noirs consiste à reconnaître que nous vivons dans un pays remarquable, mais aussi à comprendre qu’en raison de notre histoire, on pourra toujours faire mieux.

Quel est le message que vous aimeriez partager avec l’ensemble de la communauté de common law de l’Université d’Ottawa?

Être étudiant(e) à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa (common law) est une occasion en or. J’encourage les étudiants et étudiantes à profiter de toutes les ressources à leur disposition, car cela leur permet de vivre une expérience plus personnalisée et plus satisfaisante. Dans le contexte du Mois de l’histoire des Noirs, je voudrais souligner que les ressources les plus importantes sont les personnes que vous rencontrez à la Faculté. Écoutez leurs histoires, apprenez ce qui les a amenées à étudier le droit, ce qu’ils espèrent retirer de leur diplôme, comment sont leurs familles, etc. Faites connaissance avec vos professeur(e)s et les diplômé(e)s, ils seront aussi très heureux de partager leurs expériences. À mes yeux, ces discussions m’ont permis de prendre du recul par rapport à des difficultés que je n’avais pas éprouvées personnellement. Je pense qu’avoir des discussions constructives est un premier pas important pour mieux comprendre le vécu des autres étudiants et étudiantes, de vos collègues et ami(e)s issus des groupes en quête d’équité, et pour savoir comment être un ou une de leur fidèle allié(e) en vue de favoriser des expériences positives pour ces personnes.


Reakash Walters

Reakash Walters, J.D. '20, Toronto, stagiaire en droit à Goldblatt Partners LLP

Qui ou qu’est-ce qui vous a le plus marquée positivement pendant vos études à la Section de common law de l’Université d’Ottawa (prof, événement, etc.)?

J’ai rencontré des professeurs engagés et attentionnés tout au long de mes études à l’Université d’Ottawa. Des professeurs comme Joanne St. Lewis, Vanessa MacDonnell et Kyle Kirkup ont été essentiels non seulement pour mon apprentissage, mais aussi pour ma croissance personnelle alors que j’étudiais à la Faculté de droit. Plus précisément, lorsque j’étais étudiante de deuxième année du Programme de common law en anglais, j’ai eu la chance d’obtenir un poste d’adjointe de recherche avec la professeure Constance Backhouse. Elle a été une mentore incroyable pour moi, et elle l’est toujours. Lorsque je l’aidais à la recherche pour son prochain livre, elle m’a encouragé à poursuivre mes propres intérêts en matière de rédaction juridique historique. Nos conversations m’ont permis de collaborer avec elle sur un projet de recherche dirigée sur l’organisation des droits civils à Halifax au cours de la seconde moitié du 20e siècle. Après lui avoir présenté mon projet de recherche dirigée, elle m’a encouragée à trouver un moyen de publier ma recherche. Mon article a été récemment publié dans la Revue Femmes et Droit et s’intitule « Against Amnesia: African Nova Scotia Women's Generational Leadership in Civil Rights Organizing, 1950-79"

Que signifie pour vous le Mois de l’histoire des Noirs?

Je suis noire et fière de l’être tout au long de l’année! Le Mois de l’histoire des Noirs, c’est un moment pour les personnes non noires de penser aux façons incroyables dont les personnes noires ont résisté et se sont épanouies face à l’oppression étatique et le racisme interpersonnel. Il s’agit également d’une circonstance opportune pour que nous puissions tous méditer sur les façons de cultiver un futur où toutes les personnes noires, et plus spécialement les enfants noirs, sont libres et en sécurité. 

Quel message aimeriez-vous partager avec l’ensemble de la communauté de common law de l’Université d’Ottawa?

Soyez bons les uns envers les autres. Pensez aux façons dont vos actions et vos paroles toucheront les autres. Réfléchissez au fait que vous êtes parvenus à la position privilégiée d’étudiant en droit ou de diplômé en droit et souvenez-vous que bien d’autres personnes n’ont pas parcouru le même chemin pour en venir au même point. 

 

 

Haut de page