Cindy Blackstock reçoit un doctorat honorifique de la Faculté de droit

Publié le lundi 11 juin 2018

Cindy Blackstock et le logo de common law
Cindy Blackstock

La Faculté de droit de l’Université d’Ottawa a conféré un doctorat honorifique à Mme Cindy Blackstock lors de la cérémonie de collation des grades du mardi 12 juin 2018. Calin Rovinescu, le chancelier de l’Université d’Ottawa, a officiellement annoncé l’octroi du diplôme. Le doyen de common law, Adam Dodek, et l’aînée Claudette Commanda ont également pris part à la cérémonie. Le doyen Adam Dodek a présenté Mme Blackstock et l’aînée Commanda lui a remis un ensemble d’herbes sacrées comme cadeau.

Le doyen Dodek et la doyenne en droit civil Céline Levesque ont aussi fait une présentation particulière, qui accueillait Spirit Bear en tant que membre de la Société honOURSrifique de common law et de droit civil.

Félicitations à Mme Blackstock et Spirit Bear pour ces honneurs !

 

Le doyen Adam Dodek de la Section de common law, Cindy Blackstock et la doyenne Céline Lévesque Section de droit civil

De gauche, le doyen Adam Dodek de la Section de common law, Dr Cindy Blackstock, la doyenne Céline Lévesque Section de droit civil et Calin Rovinescu, chancelier de l'Université d'Ottawa

Biographie : Cindy Blackstock

Membre de la Première nation Gitxsan, Cindy Blackstock est professeure à l’École de service social de l’Université McGill et directrice générale de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations. Depuis plus de 30 ans, elle travaille à la défense des droits des enfants autochtones. Elle est honorée de collaborer à la promotion de l’équité fondée sur la culture pour les enfants et les familles des Premières nations grâce à l’éducation publique, l’engagement et, récemment, le recours aux tribunaux.

Elle est mieux connue pour son travail lié au jugement important du Tribunal canadien des droits de la personne qui a déterminé en 2016 que l’échec du Canada à fournir des services d’aide à l’enfance équitables aux Premières nations et à mettre en œuvre le principe de Jordan était discriminatoire. Cependant, les efforts de Mme Blackstock avec les enfants pour mettre en œuvre les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation constituent sa véritable passion.

Il n’est donc pas étonnant que nombre d’enfants et leurs peluches aient assisté aux audiences du Tribunal canadien des droits de la personne, et que le gouvernement ait reçu une foule de lettres sur le traitement des enfants des Premières nations.

Auteure de plus de 60 publications, la professeure Blackstock est une conférencière prisée qui a récemment corédigé un livre jeunesse sur le Tribunal intitulé Spirit Bear and Children Make History. Selon elle, « la loi n’est pas naturellement juste. Les injustices comme les pensionnats étaient légales à leur époque. Il n’y a de véritable justice que si la loi est liée à l’amour et la compassion, tout ce que représentent les enfants et leurs peluches. »

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