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Publié le mercredi 24 février 2021

Nous avons demandé à quelques membres de la communauté de la section de common law comment voyait-ils leurs rôles en tant que membre de la communauté juridique francophone.

Voici leurs réponses: 

Silvia Aghemo, Programme de pratique du droit

Je m’appelle Silvia Aghemo et j’ai immigré au Canada du nord-ouest de l’Italie, d’une province aux pieds des Alpes appelée le Piémont. Dans cette province, certains habitants parlent encore le piémontais, mis à part l’italien. Le piémontais est une langue minoritaire considérée comme un dialecte régional et qui a beaucoup de traits communs avec le français. J’ai grandi dans une famille où on parlait souvent le piémontais et c’est probablement pour ça que j’ai toujours ressenti un lien spécial avec le français. Une fois au Canada, m’identifier en tant que francophone a été quelque chose de très naturel. Cependant, le manifester et faire valoir mes droits linguistiques fut plus difficile, voire gênant : « Après tout, qui étais-je pour exiger qu’un service particulier me soit rendu en français lorsque cette dernière n’était même pas ma langue maternelle ? ». En étudiant le droit en français, je souhaite être en mesure d’offrir des services juridiques en français. J’espère contribuer à ce qu’aucun justiciable francophone n’ait à ressentir cette gêne qui pose souvent obstacle à l’épanouissement des droits linguistiques.  


Stanley Desmoulins, Programme de pratique du droit

C'est un privilège de pouvoir étudier et aspirer à pratiquer le droit en français et en particulier la common law en français dans un pays où la langue anglaise est dominante. Ce privilège est d'autant plus grand que des personnes d'un océan à l'autre ont lutté pour nous permettre de pratiquer le droit en français. Enfin, le privilège de pratiquer le droit en français vient pour moi avec la responsabilité de continuer à préserver cette opportunité et surtout en faire la promotion car on ne peut prendre rien pour acquis quand on voit que parfois les progrès de la langue française dans la vie quotidienne de certaines communautés francophones au pays sont menacés ou précaires. Ainsi, nous devons tenir la flamme de pratiquer le droit en français et la passer aux générations futures.


Melanie Laframboise, étudiante

À titre d’étudiante inscrite dans un programme de common law en français, dans une Faculté de droit bilingue, je crois que mon rôle est d’activement participer à la vie de la communauté étudiante francophone pour m’assurer qu’elle demeure vibrante et saine ! À titre de Présidente du RÉCLEF, je perçois aussi mon rôle comme étant celui de défendre les intérêts des étudiant(e)s francophones auprès de la Faculté et de l’Association étudiante de common law afin de garantir que le parcours à Fauteux des étudiant(e)s francophones est de la même qualité que celui des étudiant(e)s anglophones.


Rebecca Lang, participante au CCLF, candidate au J.D.

En tant qu’étudiante de droit en français, mon rôle est de contribuer à l’épanouissement de la population franco-albertaine et d’en assurer la vitalité. L'Alberta étant l'une des populations francophones à la croissance la plus rapide au Canada, nous nous devons de veiller à ce que les services juridiques suivent cette courbe de croissance.

La population franco-albertaine est, de façon générale, moins bien desservie par le système de justice à cause d’obstacles de nature linguistique. Je souhaite contribuer à l’accès aux services juridiques en français par le public en promulguant l’utilisation de la langue française dans les services administratifs de la justice en Alberta. Le programme de Common Law en français auquel je suis présentement inscrite me permet d’améliorer continuellement mon français juridique et m’a mise en contact avec des juristes exceptionnels que j’espère continuer d’avoir comme mentors pour le restant de ma carrière. Ce programme me permettra de devenir une défenseure qui comprend vraiment la population franco-albertaine et s’y identifie. Je suis extrêmement fière de faire partie de cette communauté francophone juridique émergeante de l'Alberta.


François J Larocque, Ph.D., Professeur titulaire

En tant que professeur, chercheur et avocat francophone qui œuvre dans divers chantiers de la francophonie canadienne, mon objectif, au final, est de promouvoir la sécurité linguistique des communautés d’expression française du Canada. Je veux contribuer à la concrétisation des conditions juridiques et sociales qui permettent aux francophones de vivre pleinement leur langue et leur culture en toute dignité, dans le respect de leurs droits fondamentaux.


Anne Levesque, Professeure adjointe

Mon rôle est d’aider à former des juristes qui veulent et peuvent s’attaquer aux injustices auxquelles se heurtent les francophones, et surtout ceux qui subissent de différentes formes d'oppression et de discrimination, et de faire preuve de solidarité à l’égard d’autres groupes en quête d’égalité.


Jennifer Linde, Candidate au J.D. 2022

En tant que francophile venant de Vancouver, le bilinguisme et la francophonie me tiennent à cœur. Une des raisons pour lesquelles j’ai choisi d’étudier le droit en français est pour que je puisse contribuer à l’amélioration de l’accès à la justice en français à travers le pays. Je vois mon rôle en tant qu’étudiante en droit en français comme celui d’une future juriste qui se prépare pour offrir des services juridiques en français à l’Ouest canadien qui sont d’une qualité équivalente à celle des services offerts en anglais. 


Me Andrée-Anne Martel, Directrice générale, Association des juristes d’expression française de l’Ontario

À titre de professionnelle du droit, de femme et de Franco-ontarienne, mon devoir est d’encourager la relève en français, d’inspirer les jeunes à poursuivre une carrière en justice en français et d’aider les gens à comprendre leurs droits en français.


Marc Sauvé, Associé, Caza Saikaley s.r.l./LLP

Je suis chanceux d’avoir le privilège de travailler en français chaque jour et d’aider des justiciables francophones et francophiles à faire valoir leurs droits devant les tribunaux. En particulier, j’aide des gens qui vivent des moments difficiles et je porte secours à des victimes ou des gens qui ont vécu une injustice.  Mon travail est très valorisant, car j’essaie toujours de faire une différence dans la vie des justiciables, afin d’assurer que la justice prime. C’est ce principe de justice qui est au cœur de mon travail, mes valeurs et mes décisions quotidiennes.

 

 

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