Non-invasive Prenatal Testing and the Unveiling of an Impaired Translation Process

Blake Murdoch, Vardit Ravitsky, Ubaka Ogbogu, Sarah Ali-Khan, Gabrielle Bertier, Stanislav Birko, Tania Bubela, Jeremy de Beer, Charles Dupras, Meika Ellis, Palmira Granados Moreno, Yann Joly, Kalina Kamenova, Zubin Master, Alessandro Marcon, Mike Paulden, François Rousseau, Timothy Caulfield

(2017) 39:1 Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada 10–17.

Résumé :

Le dépistage prénatal non effractif (DPNE) est une technologie remarquable ayant le potentiel d'offrir une multitude d'avantages cliniques, notamment une réduction des fausses couches, grâce à la diminution du nombre d'examens invasifs. Cependant, certains soupçonnent que les avantages économiques et cliniques à court terme du DPNE ont été surévalués, et ses limites et méfaits, minimisés. Il y a donc lieu d'étudier de quelle façon les pressions sociales et les politiques influencent l'application concrète, la mise en œuvre et l'utilisation d'innovations en soins de santé comme le DPNE. Malgré les réserves quant à son rapport coût-efficacité, le DPNE est souvent présenté comme un premier palier d'examen qui devrait être offert à toutes les femmes enceintes. De nombreux facteurs ont contribué à un environnement translationnel problématique au Canada, poussant à l'adoption de cette technologie comme premier palier d'examen. Les gouvernements ont exercé des pressions pour qu'on commercialise le DPNE, en présentant le secteur de la recherche financée par les deniers publics comme un possible moteur de croissance économique. Afin d'optimiser la taille de leur marché, les acteurs du secteur ont tout avantage à défendre la valeur clinique de cette technologie pour en vanter les bienfaits pour le plus grand nombre de personnes possible. Nombre d'études sur le DPNE ont été réalisées et financées directement par le secteur privé dans des laboratoires sans supervision indépendante adéquate. Par ailleurs, la crainte pour les médecins d'être tenus responsables s'ils ne recommandent pas un DPNE à leurs patientes peut aussi provoquer l'adoption généralisée de la procédure. Combinée à ces pressions de mise en application, la forte adhésion sociale pourrait mener à une « systématisation » du DPNE et, par conséquent, nuire à l'autodétermination reproductive des femmes. C'est pourquoi les décideurs devraient, avant de prendre des décisions relativement au financement public du DPNE, exiger des preuves solides et indépendantes sur sa pertinence clinique et sanitaire dans leur province ou leur territoire.

Cliquez ici pour consulter cet article (en anglais).

Domaines :

À propos de l’auteur :

Jeremy de Beer creates and shapes ideas about technology innovation, intellectual property, and global trade and development. As an interdisciplinary scholar, he has published five books and over three-dozen peer-reviewed chapters and articles across the disciplines of law, business, political science, international relations and public policy. He is also a co-founder and director of the Open African Innovation Research network, Open AIR, which connects dozens of researchers across African countries, Canada and elsewhere to scale up innovation by easing tensions between intellectual property and access to knowledge. Also a practicing lawyer and expert consultant, he has argued numerous cases before the Supreme Court of Canada, advised businesses and law firms both large and small, and consulted for agencies from national governments and the United Nations. 

Cliquez ici pour visiter sa page web de la Faculté.

Haut de page