Témoignages

Calin Rovinescu (Président et chef de la direction, Air Canada) (LLB 1981)

J’ai suivi l’année de « common law » à l’Université d’Ottawa en 1980, après avoir obtenu mon diplôme de droit civil de l’Université de Montréal et réussi le cours d’admission au Barreau du Québec. Ce fut une année remarquable grâce à laquelle j’ai acquis une plus vaste compréhension du droit et qui m’a préparé non seulement à une carrière de plus de 20 ans en droit des sociétés, mais également au monde des affaires en général. Je suis fier de constater les grands progrès que la Faculté a accomplis au fil des ans et de faire partie de ses diplômés.

 

Jamie Furniss (post-doc - Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient - Université de Lyon 2/CNRS) (LLB 2005)

Le programme national est l’une des principales raisons qui m’ont incité à choisir de faire mon droit à l’Université d’Ottawa. Cela me ramène à une époque où j’avais l’intention d’aller étudier aux États Unis. Le fait de pouvoir étudier les deux systèmes juridiques du Canada, dans les deux langues officielles, dans la capitale nationale, est un incitatif puissant, unique et pas seulement dans le paysage universitaire canadien. Ce programme incarne à la perfection le caractère unique du Canada par rapport au reste du monde et offre, à ce titre, un aspect que l’on ne peut trouver nulle part ailleurs : deux systèmes de raisonnement et de règles traditionnellement opposés cohabitant de façon pacifique sous un même toit, enseignés et appliqués en collaboration et de manières mutuellement enrichissantes. Ce programme offre en outre une foule d’avantages pratiques en termes de perspective d’emploi. Par exemple, je suis sorti du programme bien plus bilingue que lorsque j’y suis entré, ce qui, combiné à mon double grade, m’a doté d’atouts non négligeables lorsque j’ai postulé pour être auxiliaire juridique à la Cour suprême du Canada.

 

Michel W. Drapeau (Avocat-Notaire-Professeur) (LL.B. 2004)

Il existe une très grande diversité dans la fonction de juriste. On retrouve cette dernière dans les professions judiciaires, juridiques et académiques où plusieurs exercent leurs fonctions auprès d’établissements publiques, para-publiques ou privées dans un ou plusieurs systèmes juridiques. Capable d’écoute, de synthèse, de pédagogie et, plus encore, d’analyse et de gestion de prise de risques sous l’angle juridique, le rôle et la valeur ajoutée du juriste sont gérés de façon optimale par celui qui possède une éducation et culture multi-juridique. Il en découle que ce complément de formation et savoir en droit est un atout réel qui permet à son adepte un meilleur positionnement et débouchés dans un monde où les sociétés se mondialisent chaque jour davantage.   

Kevin Gilmore (Chef de l'exploitation-Canadiens de Montréal) (LL.B. 1987)

Si on dit que tous les chemins mènent à Rome, je puis vous assurer que la voie vers une fructueuse carrière n’est pas étrangère à une formation encommon law, particulièrement celle du programme national de l’Université d’Ottawa. À la fois ambitieux et passionné par le droit, je n’avais que 23 ans lorsque j’ai complété mes études universitaires en common law et j’étais habité du sentiment que rien ne m’était impossible. J’étais cependant encore loin de penser que ma carrière allait m’amener tout droit en Californie et, éventuellement, vers une carrière dans le monde du hockey, un domaine qui m’attirait particulièrement. Mon coup de patin était déficient et, comme on dit dans le jargon du hockey, je n’avais pas de mains, mais qu’à cela ne tienne ma formation m’aura permis de jouer sur le premier trio dans les grandes ligues, celle de la LNH. Mes 20 ans dans les cercles du hockey, que je célèbre cette année, je les dois non seulement à mon désir de réussir et à mon dévouement, mais surtout à la formation à la fois stimulante et adaptée que j’ai reçue à l’Université d’Ottawa. À l’instar des joueurs de hockey, ma réussite aura été tributaire de mon apprentissage dans les mineures, au sein de l’un des meilleurs programmes de common law offert en Amérique du Nord.

Murray Sklar (Avocat) (LL.B. 1973)


J’ai vraiment été touché par la gentillesse et l’accueil chaleureux que m’ont réservé les professeurs de common law à l'époque. Le professeur Leslie Shaw, qui m’a enseigné le cours de Personal property (droit des biens), nous a introduits de façon extraordinaire à la common law. Quant au professeur Gerald Morin (procédure civile), au professeur Joseph Roach (propriétaires et locataires) et bien sûr au doyen Feeney, ils ont tous été de formidables inspirations. J’ai trouvé que l’ensemble des étudiants en common law se montraient toujours agréables et chaleureux dans leurs rapports avec nous, civilistes. On peut dire que nous avons peut-être ajouté une touche de « civilité » à la manière « common law » de considérer les choses.

Selon moi, le fait d’avoir étudié les deux traditions juridiques de droit civil et de common law m’a permis de développer une perspective à la fois plus vaste et plus inclusive du droit et de ses développements ; en particulier, dans mon champ de pratique, pour lequel le droit civil des fiducies a bâti son propre cheminement. Il est clair cependant que l’histoire des fiducies en common law a influencé l’évolution du droit civil à cet égard. Dans l’ensemble, je vois chaque système de droit comme comprenant deux grands courants qui finissent par se combiner et couler dans le même océan de concepts juridiques.

Sandra Hassan (Sous-ministre adjointe, Services juridiques, Ministère des Finances) (LL.B. 2005)


Après avoir complété un baccalauréat en droit civil et une maîtrise en fiscalité et avoir travaillé quelques années, j’ai suivi les cours du programme national. C’était un complément académique que je qualifierais d’essentiel; cette formation m’a permis de ficeler le tout, de mieux comprendre le droit tel qu’il s’applique au Canada d’un océan à l’autre.
Dans le cadre de mon travail au ministère de la Justice Canada, je fais régulièrement appel aux connaissances et aptitudes que j’ai développées pendant le programme national.  Que ce soit dans le cadre de dossiers de litige nationaux, de législation ou de politique économique et fiscale, les notions de common law et de droit comparé de même que le vocabulaire juridique en français me sont tout simplement indispensables!

Yan Campagnolo (Conseiller juridique, Bureau du Conseil privé) (LL.B. 2004)


J’ai choisi de poursuivre mes études à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa en raison de son emplacement dans notre capitale nationale ainsi que de son caractère bilingue et bijuridique. La possibilité d’obtenir une formation juridique dans les traditions de droit civil et de common law au sein d’une même institution, et ce, dans les deux langues officielles, est une opportunité unique pour tout juriste. Cette formation permet non seulement de franchir les frontières territoriales qui cloisonnent la pratique du droit sur la scène nationale et internationale, mais également de développer une compréhension nuancée de la science juridique au-delà de la méthodologie et du mode de raisonnement propres à chaque tradition. La capacité de travailler sur des dossiers provenant des provinces de droit civil et de common law, en français et en anglais, m’ont permis de participer de manière constructive aux grands débats nationaux lors de mon passage à la Cour suprême du Canada, à titre d’auxiliaire juridique, ainsi que dans le cadre de mes fonctions actuelles au Bureau du Conseil privé, à titre de conseiller juridique. Le Programme national est un investissement dont le rendement ne s’estompe jamais.

Terence P. Badour (Vice-président exécutif, Affaires juridiques et administratives de Fairmont Raffles Hotels International) (LL.B. 1984)


Le Programme national de l’Université d’Ottawa m’a permis d’approfondir ma compréhension des deux traditions juridiques et sources de droit, ce qui m’a doté d’outils précieux pour réussir ma carrière en droit. Grâce à cette formation jurisprudentielle en common law et cette capacité de raisonnement juridique propre au droit civil, ma pratique s’est étendue au-delà des frontières en plus de m’inciter à  puiser dans ces deux sources du droit pour trouver des solutions créatives à des problèmes juridiques et commerciaux. Dans le cadre de mes fonctions de chef du contentieux pour une entreprise internationale qui fait affaire dans plus de 30 pays et sur 5 continents, le fait d’avoir suivi une formation en common law et en droit civil est un atout inestimable et un avantage concurrentiel certain.

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