Mes deux cents premiers jours : faire prospérer la Section de common law de l’Université d’Ottawa au cours des prochaines années

Publié le dimanche 15 juillet 2018

Billet de blogue

Qu’ai-je accompli au cours de ces six premiers mois en tant que nouveau doyen à la barre de la Section de common law depuis le 1er janvier 2018 ? Si cette question me tient parfois éveillé la nuit, elle est également source d’exaltation !

En février 2018, j’ai déposé mes objectifs quinquennaux pour la Section de common law auprès des membres de notre communauté. L’idée d’envoyer mes ambitieux objectifs à près de 2000 étudiants, professeurs et membres du personnel me rendait quelque peu nerveux. Avant d’appuyer sur le bouton « Envoyer », quelqu’un m’a d’ailleurs demandé : « es-tu bien sûr de vouloir faire ça ? »  En tant que chercheur et professeur de droit public, je suis profondément engagé envers la transparence et l’imputabilité et maintenant, en tant que doyen, je suis encore mieux placé pour appliquer les valeurs auxquelles j’adhère. J’ai donc pris une grande respiration et envoyé mon message. Je m’attendais à l’inévitable avalanches de critiques. Je n’en ai reçu aucune.

En fait, notre personnel, nos étudiants et nos professeurs m’ont donné de façon générale leur appui pour que je partage publiquement ma vision et mes objectifs. Certes, d’aucuns ont trouvé à redire quant à l’inclusion de certains éléments ou à l’omission d’autres. Mais des objectifs, on le sait, ce n’est pas statique ; ils évolueront sans nul doute au fil du temps et en fonction des nouvelles circonstances, réalisations, et possibilités qui surgiront. J’ai donc poussé un soupir de soulagement. Mais pendant un bref moment seulement car, très vite, je suis retourné au travail et voici donc le rapport de mes 6 premiers mois que je vous adresse, à vous, la communauté de common law.

Nous nous sommes lancés dans l’élaboration du tout premier Plan stratégique pour la Faculté. Un comité directeur composé de la vice-doyenne Carissima Mathen, du vice-doyen Yves Le Bouthillier, du vice-doyen Peter Oliver, de la doyenne adjointe, Carrière et développement professionnel Stacy Keehn et de moi-même (président) se charge de diriger le processus. Nous bénéficions pour ce faire de l’appui du Centre de leadership académique de l’Université (Françoise Moreau-Johnson) et de l’étudiante de 2e année Sahar Mir. Nous prenons en outre conseil auprès d’un comité consultatif composé de représentants du personnel, des étudiants, des professeurs et des diplômés. 

Le 12 avril 2018, nous avons tenu une séance de travail plénière d’une demi-journée réunissant le personnel et le corps professoral, laquelle fut suivie d’une consultation menée auprès des étudiants, des professeurs et du personnel à la fin de l’été et une autre séance plénière aura lieu en octobre au cours de la nouvelle semaine de lecture du trimestre d’automne. L’objectif visé est que le Plan stratégique soit approuvé au cours de l’hiver/du printemps 2019 et de le publier avant l’été.
Nous mettons nos étudiants au cœur de notre mission.  À cette fin, nous avons décidé de remplacer le nom de « Admissions » par « Recrutement et admissions » afin de mettre l’accent sur la nécessité d’atteindre et de recruter des étudiants de partout en Ontario et dans l’ensemble du Canada pour venir étudier le droit, ici, à l’Université d’Ottawa. Nous souhaitons accroître l’aide financière et le nombre de bourses offertes à nos étudiants, ce qui deviendra un sujet prioritaire pour le financement au cours des prochaines années.

J’ai rencontré bon nombre d’étudiants au cours de ces six premiers mois et j’ai beaucoup appris. Je ne m’étais pas rendu compte de l’ampleur de notre programme de stages. En effet, plus de 400 étudiantes et étudiants participent chaque année à un programme officiel de stages ou à un stage proposé par l’étudiant (SPÉ). Il s’agit là d’un des nombreux atouts de la formation juridique à l’Université d’Ottawa. Lors de mes rencontres avec les diplômés dans l’ensemble du pays, je leur ai demandé de songer à parrainer un étudiant, une étudiante pendant un été ou un trimestre. J’espère pouvoir ainsi créer un réseau national pour les programmes de stages d’été.

Nous nous sommes efforcés de nous rapprocher de nos diplômés. Nous avons d’ailleurs organisé trois événements formidables pour les nouveaux membres de la Société honorifique de common law à la Rogers Place à Edmonton au mois de mars (Peter Chiarelli, LL.B. 1991), au CNA à Ottawa en mai (Katie Black, LL.B. 2009 et Pierre Richard LL.B. 1970) et au Thomson Reuters à Toronto en juin (Kathleen Keller-Hobson, LL.B. 1979). Il s’agit là d’événements importants qui ont su rassembler nos diplômés dans une ambiance réjouissante.  

Pendant cette période, j’ai eu plus d’une centaine de rencontres avec nos diplômés (!). J’aime vraiment beaucoup cet aspect de mes fonctions, j’ai plaisir à les entendre évoquer leurs expériences à la faculté à Fauteux (ou dans l’ancien édifice des Arts avant l’ouverture de Fauteux en 1973) et à solliciter leurs conseils sur la manière dont nous pourrions aider nos étudiants et améliorer la faculté de droit.

Au sujet de la Faculté, j’ai lancé un programme de développement du leadership et de planification de la succession à des postes de leadership au sein de la Faculté et ce, une fois de plus, grâce à l’assistance du Centre de leadership académique de l’Université. Des membres du corps professoral se sont portés bénévoles et j’ai demandé à d’autres d’envisager de participer à ce programme. Les réactions ont été en général très positives. Nous avons lancé un processus de recrutement de professeurs qui est encore en cours mais nous espérons embaucher 3 ou 4 nouveaux professeurs pour juillet 2019. Notre corps professoral continue de se classer dans les meilleurs rangs et de recevoir de prestigieuses reconnaissances. Par exemple, trois professeurs de common law ont reçu l’Ordre de l’Ontario en février : Elizabeth Sheehy, Alan Rock et Michael Geist.

Sur le front de la recherche, nos centres sont actifs et florissants. J’ai été particulièrement réjoui lorsque l’Université a nommé le professeur François Larocque pour devenir titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie canadienne en droits et enjeux linguistiques. Cette nomination est hautement méritée. Personne n’a fait davantage que lui pour me préparer à assumer mes nouvelles fonctions en janvier que le doyen par intérim François Larocque et je lui en demeure infiniment reconnaissant.
En dernier lieu, j’aimerais évoquer nos deux édifices : Fauteux et Brooks. Nous continuons d’éprouver des difficultés avec notre espace physique. Qui plus est, un grand nombre de tableaux nous ont été offerts et nous aimerions les exposer dans des lieux bien visibles afin de créer une zone d’accueil agréable. Nous poursuivons donc nos efforts en vue d’optimiser et d’améliorer notre espace.

Il y a encore beaucoup à faire au cours de la prochaine année et même des prochaines années ! Je suis impatient de poursuivre le travail avec vous toutes et tous afin de renforcer nos programmes et de promouvoir nos excellents étudiants, nos brillants professeurs et nos formidables diplômés. Mais nous ne réaliserons tous ces objectifs que grâce au dévouement et à l’ingéniosité indéfectibles de notre personnel du pavillon Fauteux. 
Donc, finalement, j’ai un sentiment d’accomplissement un peu plus tangible vis-à-vis de ces six premiers mois en fonction.
Je vous remercie toutes et tous.

Haut de page