De nombreux chercheurs de common law reçoivent des subventions internes

Publié le mercredi 6 septembre 2017

Des chercheurs de la Section de common law ont récemment reçu de nombreuses subventions internes de l’Université d’Ottawa. Ces subventions encouragent d’importants projets, allant d’une étude sur l’application du droit canadien aux cryptomonnaies, à un atelier axé sur la gestion transfrontalière de l’eau entre le Canada et les États-Unis.

Trois chercheurs ont obtenu leurs subventions du Programme de financement de démarrage (PFD), qui aide les nouveaux chercheurs à générer des données et tester de nouvelles idées.

Le professeur Wolfgang Alschner a reçu une subvention du PFD pour son projet intitulé : « Are Investment Arbitrators Rolling Back Treaty Innovation Through Interpretation? An Empirical Investigation » (Les arbitres dans le domaine de l’investissement réduisent-ils l’innovation d’un traité par leur interprétation ? Une étude empirique). Ce projet étudie les tribunaux internationaux d’arbitrage et examine la façon dont l’élaboration d’un traité influence l’interprétation des arbitres.

La professeure Jamie Liew a également reçu une subvention du PFD pour son projet nommé : « Legal Barriers to Eliminating Statelessness: The Doctrine of the Exhaustion of Remedies and the Denial of Citizenship in Canada & Malaysia » (Les obstacles juridiques à l’élimination du statut d’apatride : le principe d’épuisement des recours et le refus d’accorder la citoyenneté au Canada et en Malaisie). Sa recherche porte sur la situation des apatrides dans le monde. L’accent y est mis sur les obstacles juridiques dont les États se servent pour éviter d’accorder la nationalité aux apatrides. Le projet s’intéressera à deux États : le Canada et la Malaisie.

Le professeur Florian Martin-Bariteau a, quant à lui, reçu une subvention PFD pour son projet sur « Le statut juridique du bitcoin en droit canadien », qui cherche à démystifier les arcanes entourant le Bitcoin et les autres cryptomonnaies. Son but est de mieux comprendre la technologie derrière ces monnaies numériques, afin de s’assurer que la loi canadienne est suffisamment équipée pour faire face au Bitcoin et aux autres tendances socio-économiques. 

La professeure Elizabeth Judge a reçu une subvention du Programme de financement de transition (PFT) de l’Université. Ce programme offre un financement afin d’aider les chercheurs établis à préparer des demandes de financement futures.

La professeure Judge, en collaboration avec le professeur Michael Pal, entreprend un projet intitulé : « Big Data Politics: The Democratic Implications for Privacy and Election Law » (Métadonnées et politique : les implications démocratiques pour la loi sur la confidentialité et pour la loi électorale). Ce projet de recherche analysera les implications pour la confidentialité et les élections de l’utilisation des nouvelles technologies et de l’analyse de métadonnées par les partis politiques. Ces pratiques d’accès à l’information ne sont que très peu réglementées, malgré les importantes conséquences pour la confidentialité et les inégalités démocratiques entre les partis.

Deux chercheurs de common law ont également reçu une subvention par l’Organisation de conférences et d’ateliers sur le campus. Celle-ci offre un soutien aux chercheurs et facilite la diffusion des résultats de recherche entre les chercheurs canadiens et internationaux.

La professeure Penelope Simons utilisera la subvention pour organiser sa conférence nommée : « Resource Extraction & the Human Rights of Women and Girls » (Les extractions de ressources et les droits fondamentaux des femmes et des filles). La conférence portera sur l’extraction des ressources et les lois et politiques nationales et internationales qui gèrent les activités extractives, et cherchera à identifier et à évaluer les impacts de genre que ces activités engendrent. La conférence fournira ainsi l’occasion de discuter d’une réforme juridique et stratégique avec des représentants du gouvernement et d’autres intervenants.

Pour finir, le professeur Jamie Benidickson a reçu une subvention du Conseil de recherches en sciences humaines pour sa conférence qui portera sur l’expérience de la Commission mixte internationale et sa gestion des eaux transfrontalières entre de Canada et les États-Unis. La conférence cherchera à informer les décideurs politiques présents et futurs, alors que les gouvernements sont aux prises avec des problèmes complexes de quantité et de qualité d’eau et de changements climatiques.

Félicitations à toutes les professeures et tous les professeurs ayant obtenu une subvention !

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