Une énergie transformatrice : le dernier numéro de Perspectives sur la recherche présente trois professeurs de common law

Publié le mercredi 19 juillet 2017

Le magazine Perspectives sur la recherche de l’Université d’Ottawa : Une énergie transformatrice : comment les technologies vertes redéfinissent notre avenir, a publié, dans son dernier numéro, des articles approfondis sur les recherches menées par les professeurs de common law Chidi Oguamanam, Nathalie Chalifour et Stewart Elgie.

Ce numéro s’intéresse à la façon dont les chercheurs de l’Université d’Ottawa étudient certains problèmes et développent des technologies liées à l’innovation verte dans les domaines du génie, de la chimie verte, de la loi, du commerce, de la psychologie et autres. Ces dernières années, l’Université est devenue un point central pour la recherche en nouvelles technologies propres et s’est aussi rapprochée des politiques gouvernementales, la ville d’Ottawa étant désormais le centre du Canada en matière de concentration de chercheurs (universitaires, de laboratoires fédéraux et d’entreprises) en énergie propre et en technologie.

L’article intitulé : « S’inspirer du passé pour préparer l’avenir de l’agriculture » explore la recherche du professeur Chidi Oguamanam sur le fruit du processus d’innovation mené au fil des siècles par de petites communautés agricoles du Ghana, de l’Ouganda et du Nigéria, son pays d’origine. Le professeur Oguamanam a révélé qu’il existe, chez les paysans et les communautés indigènes, des exemples exceptionnels de nombreuses pratiques de technologies propres. M. Oguamanam ajoute : « Le mot “avancées” évoque souvent des images de laboratoires modernes. Mais il ne faut pas oublier ces champs où les mères ougandaises comparent l’état de leurs cultures et de leurs animaux, où les femmes ghanéennes sélectionnent des poules dont tous les œufs donnent des poussins et où les femmes s’échangent des conseils pratiques pour améliorer l’élevage. Par leur observation attentive, les fermiers traditionnels font leur propre œuvre d’optimisation génétique naturelle. » Cependant, selon le professeur Oguamanam, ces communautés risquent d’être victimes d’exploitation et de « biopiratage » de la part de grandes sociétés. Son travail vise à protéger les connaissances traditionnelles, afin qu’elles puissent être reconnues, encouragées et partagées de manière équitable.

Cliquez pour lire l’article complet sur la recherche du professeur Oguamanam.

La professeure Nathalie Chalifour, quant à elle, a effectué une recherche sur les mécanismes que le gouvernement fédéral pourrait mettre en place pour créer une stratégie nationale sur le climat. Cette recherche est le sujet de l’article : « Qui peut réglementer les émissions de gaz à effet de serre? » En signant l’Accord de Paris, conclu en 2015 sous l’égide des Nations Unies, le Canada a montré son engagement solennel dans la lutte contre les changements climatiques. Toutefois, les nombreuses politiques territoriales et provinciales déjà en place à travers le Canada sur le changement climatique — politiques formées en l’absence de leadership fédéral — compliquent les limites constitutionnelles du pouvoir du Parlement et les interventions du gouvernement fédéral pour instituer un rôle fort dans l’établissement de politiques sur le climat. « Ce chantier aurait été beaucoup plus facile s’il avait été lancé il y a 15 ou même 10 ans, avant que les provinces établissent des approches aussi variées de lutte contre les changements climatiques, surtout en ce qui concerne le prix du carbone », dit-elle. La recherche de la professeure Chalifour vise à clarifier les pouvoirs et les outils du gouvernement, utilisables comme réponse aux objectifs ambitieux de l’Accord de Paris. Certes consciente de la complexité de la tâche dans sa recherche, la professeure Chalifour démontre néanmoins la possibilité d'une forme efficace de leadership national. Par ailleurs, selon elle, si le gouvernement choisissait d’agir rapidement, il pourrait répondre à ses engagements internationaux.

Cliquez pour lire l’article complet sur la recherche de la professeure Chalifour.

Enfin, l’article intitulé : « Bon pour l’environnement, bon pour l’économie » documente les efforts du professeur Stewart Elgie, dont la recherche démontre qu’en alimentant les innovations vertes, le Canada pourrait maintenir une économie forte, tout en évoluant vers une société plus propre et plus verte. « Jusqu’à tout récemment, il y avait consensus sur le fait qu’on devait choisir entre un environnement sain et une économie forte. Bien franchement, dans une telle situation, l’environnement perdait à tout coup », explique M. Elgie. « Aujourd’hui, nous savons qu’il est possible de conjuguer croissance économique et diminution de l’empreinte environnementale, mais ce n’est pas simple, il faut de bonnes politiques publiques qui stimulent une croissance propre. » Le professeur Elgie préside à l’Institut de l’environnement de l’Université d’Ottawa. Il est aussi le fondateur de La Prospérité durable, un réseau de recherches et de réflexion créé pour étudier la croissance de l’économie propre. Son but : le positionnement du Canada comme chef de file en matière de développement des technologies propres; un but parfaitement réalisable, selon lui, puisque nous aurions déjà l’expertise requise dans des domaines tels que les services publics de grande envergure, les réseaux de distribution d’électricité, les ressources et les pièces automobiles. D’après le professeur Elgie, si le Canada n’a pas peur d’innover et de prendre des risques, le pays pourrait évoluer vers un futur sain.

Cliquez pour lire l’article complet sur la recherche du professeur Elgie.

Cliquez pour lire le numéro complet de Perspectives sur la recherche.

Haut de page